Quatre outils qui transforment un problème de débit en un plan constructible : des arbres de splitters et de mergers exacts, jamais une moyenne arrondie.
Quel outil répond à quelle question ?
Le belt balancer donne le même débit à toutes les sorties, le load balancer donne à chacune celui qu’on lui a tapé, le belt compressor entasse des belts à demi remplis sur des belts pleins, et le clock optimizer échange des machines contre de la cadence. Aucun ne fait le travail d’un autre : il suffit de reconnaître sa question.
- Belt balancer — des entrées saturées, et N sorties qui doivent toutes porter le même débit. Il en sort un arbre exact de splitters et de mergers, avec une boucle de retour lorsque le nombre de sorties en impose une.
- Load balancer — des entrées quelconques, et des sorties dont on a tapé le débit une par une. Ce que les cibles ne réclament pas s’en va vers un conteneur qu’il faudra vider.
- Belt compressor — plusieurs belts à demi remplis, entassés sur le moins de belts pleins possible à l’aide de Smart Splitters.
- Clock optimizer — machines, cadence et débit. On verrouille l’une des trois valeurs, on en pilote une deuxième, la troisième se lit toute seule, et le sur-cadençage est chiffré en power shards.
Qu’est-ce qui rend ces débits exacts ?
Chaque débit est un rationnel exact : une fraction, jamais un flottant. Un belt qui porte 1200/7 objets par minute porte 1200/7 jusque dans le plan, et n’est arrondi qu’au moment de s’afficher.
- Aucune simulation. Le réseau se résout par l’arithmétique. Rien n’est lâché sur un belt pour voir où les objets atterrissent.
- Aucun arrondi dans le plan. Sous une étiquette arrondie au dixième, il y a toujours 1200/7 ; survoler le belt fait apparaître la fraction.
- La capacité du belt est une contrainte dure. Jamais un plan ne sort avec un belt au-delà du débit de son palier. Quand aucune topologie ne tient, l’outil refuse et nomme le palier qui encaisserait.
- Les vraies limites des bâtiments. Un splitter a une entrée et au plus 3 sorties, un merger au plus 3 entrées et une seule sortie ; tout plan s’y tient.
Quels sont les paliers de convoyeur et leurs débits ?
Un convoyeur porte un nombre maximum d’objets par minute, fixé par son palier, et c’est ce plafond que chaque plan vérifie belt par belt. Voici les débits de Satisfactory 1.0.
| Convoyeur | Débit | Objets par seconde |
|---|---|---|
| Mk.1 | 60 objets/min | 1/s |
| Mk.2 | 120 objets/min | 2/s |
| Mk.3 | 270 objets/min | 4,5/s |
| Mk.4 | 480 objets/min | 8/s |
| Mk.5 | 780 objets/min | 13/s |
| Mk.6 | 1200 objets/min | 20/s |
Le palier ne change pas que la couleur du belt, il change la réponse : le même problème donne un entonnoir de trois bâtiments en Mk6 et un refus net en Mk4.
Ai-je vraiment besoin d’un balancer ?
Souvent non. Un manifold — une seule ligne de splitters, les machines accrochées au fil — s’équilibre tout seul par contre-pression, sans un merger, sans une boucle de retour et sans tronc gonflé.
Encore faut-il que trois conditions soient réunies, et le belt balancer les vérifie toutes les trois avant de proposer quoi que ce soit :
- les machines de la ligne sont identiques, faute de quoi elles ne tirent pas le même débit ;
- l’offre couvre la demande, sans quoi le bout de la ligne reste sous-alimenté au lieu de se stabiliser ;
- le flux entier tient sur un belt, puisque la tête de série le porte en entier — 12 machines à 120 objets/min en réclament 1440 à cette tête, ce qu’aucun palier ne porte.
Dès que l’une des trois tombe, il n’y a plus qu’un arbre exact pour répondre, et c’est là que le belt balancer prend le relais.
Questions fréquentes
Peut-on construire le plan tel qu’il est dessiné ?
Oui, parce qu’il est dessiné à l’échelle du jeu et non comme un organigramme : un splitter ou un merger occupe une boîte de 2 m, avec un belt par face, sur une trame fine d’un mètre et une trame large de huit, soit une dalle de fondation. Le style de belt à l’ouverture est Courbes, le plus lisible à l’écran ; pour la version qui se pose telle quelle, basculez sur Angles droits, où chaque belt part et arrive perpendiculairement à sa face et où les coudes sont réduits au minimum.
Est-ce que ça marche sur téléphone ?
Oui. Sur écran étroit le plan s’écoule de haut en bas plutôt que de gauche à droite, un doigt le déplace, deux doigts le zooment, un double appui gagne un cran, et le formulaire se replie par sa poignée pour laisser le plan à l’écran sans avoir à faire défiler la page.
De quelle version du jeu viennent les débits ?
De Satisfactory 1.0, pour les six paliers de convoyeur comme pour les recettes. Ces dernières sont réimportées à la main depuis les pages de documentation publiées sur le wiki Satisfactory, une fois par version du jeu et non à chaque build.
Peut-on partager un plan ?
Oui : les saisies vivent dans la barre d’adresse, si bien que copier l’URL transmet à la fois le problème exact et le plan qui en découle, dans la langue de la page copiée. Chaque plan s’exporte par ailleurs en fichier SVG.